Tavernes et balivernes

En ces lieux nous venons, dans l’espoir de trouver
Quelques fines denrées, un moment partagé.
Qu’attendions-nous, pauvres naïfs ?
Le gras, le sel, nous laissent à vif.
Vos ingrédients sont-ils si fades
Qu’il faut les couvrir de pommade ?
Qu’importe enfin, puisque bientôt,
Le palais facile d’un nigaud
Trouvera joie jusque dans l’eau.
Il s’empressera, écran en main,
De capturer des miettes de pain,
Une assiette un rien jolie,
Une nappe bien vite choisie,
Pour montrer à qui veut voir
Le vide d’un instant, d’un soir.
Et juste en face dudit nigaud,
L’autre convive en fait de même.
Tous deux s’ignorent, mais ces gens s’aiment.

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